Chapitre 2 – La sélection

CHAPITRE II


LA SELECTION

La confirmation

Dans le système de la Fédération cynologique internationale, un chien inscrit, c’est-à-dire issu de parents confirmés, est titulaire d’un certificat de naissance, un document, où figurent ses ancêtres jusqu’à la troisième génération. A quinze mois, il peut être présenté pour sa confirmation à un juge. S’il est confirmé, son « certificat de naissance » devient « pedigree ».

Le réseau des Kennel clubs, d’inspiration britannique, ne connaît pas la confirmation. Les éleveurs sont libres d’écrire, à la main dans les cases des documents imprimés fournis par leur club, les ascendants de leurs chiots. Pourtant ils produisent eux aussi des chiens d’excellente qualité.

Alf vom Nordfelsen, 1949

La confirmation a été inventée par le chancelier allemand en 1934. L’Etat français l’a importé en France en 1942. Tout l’avenir d’une race dépend, dans le système FCI, de la confirmation, et des qualificatifs obtenus par les chiens au cours de leurs carrières en expositions.

Ce mécanisme de sélection a pour principal mérite d’éliminer les animaux atteints de défauts graves, rédhibitoires. Et pour principal défaut de perdre l’apport de champions exceptionnels de travail, mais malheureusement atteints de défauts mineurs mais indésirables selon les juges de beauté. Par exemple, le propriétaire d’un BA ayant perdu accidentellement plusieurs dents aura bien du mal à prouver que son chien est venu au monde avec toutes ses dents.

Pour un juge de beauté, c’est-à-dire le seul autorisé à refuser ou accorder une confirmation, un chien au dos ensellé ne sera pas malheureusement pas confirmé, même s’il est champion de France de travail.

L’ancien président Serge Lévy a longtemps lutté, comme juge de beauté et de travail, pour maintenir les lignées de travail malgré leurs défauts d’esthétique officielle. Quand il a été élu président de la SCBA pour la première fois, il a même, pour bien marquer qu’il entendait mettre en oeuvre une politique énergique, confirmé premier choix le formidable Eros von der Karwierde, un beau chien à poil long. Malheureusement, Serge Lévy a subi de telles attaques qu’il n’a plus jamais confirmé un poil long, même en deuxième choix.

La confirmation a du bon, mais méfiance envers tout ce qui peut rendre encore plus étroite une base nationale d’élevage : rappelons-nous que les éleveurs anglo-saxons et américains n’ont pas adopté le système de la confirmation, or ils savent comment produire de très beaux chiens !

Un bon conseil pour la confirmation

Ne soyez pas trop pressé. Un chien peut être confirmé jusqu’au jour de sa mort. Mais s’il est refusé à cet examen, ce sera la croix et la bannière pour obtenir la révision du jugement. Il vous faudra faire appel auprès de la SCC, et attendre parfois des années qu’elle veuille bien vous fixer une date et un lieu pour le nouvel examen !

Il est bien préférable de présenter d’abord votre chien à des petites expositions, sans confirmation. Vous apprendrez à le présenter. Vous pourrez également rencontrer un connaisseur qui le présentera pour vous, au mieux.

Et quand votre roi des bergers allemands aura obtenu un Très Bon ou un Excellent, vous aurez appris à bien le présenter.

Si vous ne voulez pas vous charger de cet apprentissage, vous pouvez avoir recours aux services d’un handler, professionnel ou non. www.dogmasters.com peut vous aider à vous en procurer un.

Les expositions

Le parcours du combattant des expositions constitue un filtre autrement complexe et efficace.

Argus von Aducht, 1974

Prenons le cas du beau chiot. Issu de parents primés (de l’adage « Les champions ne reproduisent pas que des champions, mais tous les champions sont des produits de champions »!), il sort en baby-show, depuis la classe 3-4 mois jusqu’à celles des 12-15 mois, pour s’habituer à l’ambiance. A 15 mois, il possède peut-être déjà

Lisez la suite sur le site www.AudioTexteVideo.com