Chapitre 11 – Les grands hommes

CHAPITRE XI


LES GRANDS HOMMES

Les grands hommes et les grandes femmes du berger allemand, c’est vous, vous tous, qui aimez cette race, qui l’avez adoptée. Néanmoins, il est impossible de ne pas connaître au moins l’essentiel sur les grands présidents et les grands éleveurs qui, en Allemagne, ont marqué l’histoire du B.A..

Le capitaine Max von Stephanitz

Un bourreau de travail, mais ce point se retrouve chez tous. Junker prussien, il fut officier de cavalerie, puis vétérinaire militaire. Mis à la retraite avec le grade de chef d’escadron, il déploya pendant le reste de sa vie une activité inlassable pour atteindre un objectif dont nous lui sommes tous reconnaissants : imposer le berger allemand partout dans le monde comme chien de garde et de défense bon à tout faire. Il mit un point d’honneur à tenir lui-même le Schäferhund Zuchtbuch (S.Z. le livre des origines), jusqu’en 1904. Aujourd’hui, le SV continue à gérer ce SZ.

Le docteur Funk

Grand éleveur à travers son affixe « vom Haus Schütting », il fit passer le berger allemand de l’ère préhistorique, où il ressemblait beaucoup à un malinois au manteau de plus en plus noir, à l’ère moderne, grâce au flair qu’il eût à découvrir et imposer Rolf vom Osnabrücker Land.

Rolf vom Osnabrücker Land, 1947

Il fit aussi cesser l’esprit de clocher en Allemagne, en organisant la première exposition nationale de championnat, donc en harmonisant le goût des amateurs à travers toutes les régions du pays.

Le docteur Rummel

Président de transition entre von Stephanitz et Martin, il fut à l’origine d’une décision importante : constatant le danger d’un élevage exclusivement appuyé sur Canto von der Wienerau, il trouva des sangs destinés à équilibrer la race. Il poussa vers Quanto von der Wienerau, Mutz von der Pelztierfarm et Marko von Cellerland, trois mâles bien différents de Canto.

Hermann Martin

L’avocat, successeur de Christoph Rummel, était son directeur d’élevage. Il possède un affixe de tout premier plan, « von Arminius », du nom du seul chef de guerre de Germanie qui ait battu Jules César, Arminius devenant peu à peu Hermann. Hermann Martin restera dans l’histoire comme celui qui insista sur l’élevage en lignées familiales.

Cette formule permet de resserrer la production autour de géniteurs connus, provenant d’ancêtres eux-mêmes connus, et donc de diminuer le risque de mauvaises surprises. Evidemment, l’inconvénient de l’élevage en famille, avec consanguinité modérée, c’est qu’on diminue la base d’élevage, et qu’on perd le potentiel génétique, donc l’intérêt, de certaines lignées secondaires.

L’autre inconvénient, c’est qu’on voit apparaître un groupe d’éleveurs qui obéissent aux orientations déterminées par le président, et que ce groupe crée un sentiment d’exclusion chez les autres éleveurs. Dans ce cas-ci, cela n’a pas manqué, on parle maintenant outre-­Rhin de la « bande de Viernheim « , Viernheim-Mannheim étant le lieu où les deux frères Martin ont organisé leurs élevages, et où résident nombre de leurs affidés.

Walter Martin

Affixe « von der Wienerau « , frère d’Hermann Martin, il est probablement le plus grand éleveur que l’Allemagne ait connu. Canto et Quanto sont maintenant considérés comme les deux chiens qui ont véritablement fondé le berger allemand moderne.

Kelly von Arminius, 1992

Je pense, quant à moi, que c’est l’éleveur le plus protégé par un ange gardien qui ait jamais vécu au royaume du berger allemand ! Il faisait absolument autorité, et ses jugements étaient fort recherchés.

Si Walter disait d’un chien qu’il était beau et bon, ce chien avait une belle carrière devant lui, surtout si Hermann donnait le même jugement.

 
Lisez la suite sur le site www.AudioTexteVideo.com