Chapitre 1 – L’historique

CHAPITRE I

L’HISTORIQUE

Les chiffres

En Allemagne, 25.000 naissances par an, et 2200 clubs de dressage, rien que pour le club de la race, le SV.

En France, 7 millions de chiens, 100 000 bergers allemands « à papiers », inscrits au LOF (Livre des origines français), plus 600 000 bergers allemands non LOF et apparentés;

10 000 naissances LOF par an, le record des races.

Sur notre planète, le berger allemand, à lui seul, qu’il ait des papiers ou non, qu’il soit de pure race ou croisé, représente un dixième du nombre total des chiens. Il faut admettre que cette race fait partie de la culture de l’être humain.

Le berger allemand n’est pas partout, comme en France, le numéro un des chiens de berger. Aux Etats­-Unis, en Russie, il vient loin en nombre derrière le rottweiler. En Belgique, en Hollande, il est dépassé par le malinois.

Le berger allemand est un paradoxe absolu. Pour monsieur Tout-le-Monde, c’est le loup ancestral, oh, un loup domestiqué, familiarisé, confortable, certes, mais quand même un chien à l’aspect de loup tel qu’on se le représente au fond de son âme. Il peut tuer celui qui attaque ses petits ou qui importune l’être humain qu’il a pris sous sa protection. Le loup, le vrai ! Pourtant, le berger allemand est un chien de création récente, né vers la fin du XIXème siècle.

Hans Rütimeyer, le grand spécialiste germanique des fouilles archéologiques, établit quatre types de canidés

– les chiens des tourbières, petits animaux de compagnie

– les chiens de chasse

– les chiens de bergers

– les molosses.

Au cours des millénaires, les humains gardèrent et améliorèrent ces quatre types de chiens.

Lardo von der Haller Farm, 1976

 

L’hovawart

D’assez grande taille, suffisante pour l’efficacité mais pas trop coûteux à l’entretien, un chien, depuis le Moyen Âge, servait à tout, aussi bon pour la garde de la maison et des hommes, pour le service au troupeau, que pour la chasse et pour la compagnie. Avec ses oreilles retombantes, son poil mi­-long, sa queue en sabre, il s’imposa dans toutes les fermes de l’Europe. On le connaît en Allemagne sous le nom de hovawart (terme provenant des mots hof, ferme, et wart, garde).

Après les guerres napoléoniennes, l’Allemagne fut sujette à l’anglomanie. Tout ce qui venait d’Angleterre était formidable. Un peu comme tout ce qui arrive des USA aujourd’hui. Les Allemands juraient seulement par les chiens anglais de race. Pour la garde et la défense, il était du dernier mieux de préférer les airedales et les colleys.

Les maîtres-chiens des administrations s’affichaient avec fierté avec ces deux races. Il faut savoir que cette mode dura très longtemps. Au cours de la seconde guerre mondiale, les SS qui gardaient les camps de concentration avaient beaucoup d’airedales…

Deux individus, nationalistes convaincus, voulurent secouer cette conception.

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